50comme de autre de la frontièregjugeaient leur propre gouverh nement comme le plus injustement menacé, et celui en face comme le plus belliqueux et le plus ôespotique. Seule la formu le du défaitisme révolutionnaire plaçait la lutte contre la guerre sur son terrain de classe, éliminait toutes les tergiversations sur le caractère plus ou moins progressif de tel ou tel Etat.
En France, parmi les courants résistant la guerre et Union Sacrée, les conceptions aboutissaient guère paratiquement qu réclamer la cessation des hostilités et la réconciliation des peuples.
On essayait de justifier cette attitude par des considérations tactiques et en se basant sur le désir réel des masses, au front et l arriére, de voir le massacre se terminer. 0n voyait seulement là, la première phase de la lutte révolutionnaire contre la bourgeoisie. ll faut reconnaître que cette propagande pour la paix devenait automatiquement une action contre la bourgeoisie qui, elle, efforçait de noyer les mécontentements. dans une psychose belliqueuse ardemment entretenue.
Il en reste pas moins que cette lutte ne constituait pas un moyen efficace de détruire ou de démas uer les illusions, les mensonges concernant les responsabilités et les mobiles du mas sacre;c était enfin créer une diversion vis vis de la seule solution efficace et soutenable:le renversement du régime ca pitaliste.
La plupart des résistants adoptaient bien en paroles la formule ennemi est dans notre pays. mais il semble que ce fut fait avec une convistion très mitigée, comme le montre la phrase suivante un des leaders. Nous ne pousserons pas le doctrinarisme jusqu affirmer qu il y aura des guer res tout le temps que durera le régime qui les engendre.
Dumoulin, après Rossmer)
Ne doit on pas voir dans cette phase la véritable base de at titude pacifiste des résistants français. Avec une telle conception, la lutte était elle pas automatiquement orientée vers espoir de peusser impérialisme devenir plus sage, renoncer ses buts de classe;n était ce pas détourner actiOn vers la recherche de compromis diplOmatiques et non vers la lutte de classe pour la transformation de la guerre impérialiste en gu rre civile. Que signifieraient alors, même des mani festations, mêmes des grèves avec une telle perspective. En définitive, cette lutte pour la paix ne devait aboutir qu renforcer oeuvre de tromperie que les impérialismes entreprirent dés la fin des hostilités au nom du pacifisme, de la N, etc pour cacher les inévitables mobiles de classe qui avaient engendré le massacre et qui en préparaient autres.