. xï Naturellement, les bolcheviks ne considéraient pas les différentes sections de Internationale comme de simples légions étrangères au service de la patrie des ouvriers. ils croyaient que ce qui aidait la Russie devait. aussi servir le progrès ailleurs. Ils croyaient avec juste raison que la révo lution russe avait été le début un mouvement général l échelle mondiale du a capitalisme de monopole au capitalisme Ètat, et considéraient que ce nouvel état de choses était un progrès dans le sens du Socialisme. Autrement dit, si non dans leurs tactiques, du moins dans leur théorie, ils étaient encore so ciaux démocrates et de leur point de vue les chefs sociaux démocrates étaient réellement des traîtres à, leur propre cause quand ils avaient aidé maintenir le capitalisme du laissez faire hier. Contre la social démocratie ils se sentaient de vrais révolutionnaires, contre les ultra gauches ils se sentaient des réalistes, les vrais représentants du socialisme scientifique.
Mais ce qu ils pensaient eux mêmes et ce qu ils étaient réellement. sont choses différentes. Dans la mesure où ils continuaient méconnaître leur mission historique, ils provoquaient continuellement la défaite de leur pnopre cause; dans la mesure où ils étaient obligés de élever au niveau des besoins objectifs de leur révolution. ils devenaient la force contre révolutionnaire.
la plus importante du capitalisme moderne. Ën se battant comme de véritables sociaux démocrates, pour la prépondérance dans le mouVement socialiste mondial, en identifiant les intérêts nationalistes étraits de la Russie capitaliste Etat avec les intérêts du prolétariat mondial, et en essayant de se maintenir tout prix sur les positions du pouvoir qu ils avaient conquis en 1917, ils Prêparaient simplement leur propre chute, qui se transforma en drame dans de nom breuses luttes de factions, atteignit son point culminant aux procès de Noscou, aboutit la Russic stalinienne aujourd hui. une nation impérialiste parmi.
les autres.
Etant donné ce développement, ce qui était plus important que la cri tique implacable que fit Ruhle de la politique réelle des bolcheviks en Allema gne et dans le monde en général, était sa reconnaissance rapifle de importan ce historique réelle du mouvement bolchevique, est dire de la social démo cratie militante. Ce qu un mouvement conservateur social démocrate était capable de faire et de ne pas faire, les partis Allemagne, de France et Angleterre ne avaient révélé que trop clairement. Les bolcheviks montrèrent ce qu ils auraient fait ils avaient été encore un mouvement subversif. lls auraient essayé. organiser le capitalisme inorganisé et de remplacer les entrepreneurs indivi duels par des bureaucrates. Ils avaient pas autres plans et même ceux ci étaient que des extensions du processus de cartellisation, de trustification et de centralisation qui se poursuivait travers le monde capitaliste tout entier.
En Europe occidentale, cependant, les partis socialistes ne purent plus agir de façon bolchevique, car leur bourgeoisie était déjà en train établir cette sor te de socialisation de son plein gré. Tout ce que les socialistes pouvaient faire, était de leur prêter la main, est dire pour passer lentement la société socialiste naissante.
y l Le sens du bolchevisme ne se révéla pleinement qu avec la naissance du fascisme. Pour combattre ce dernier, il était nécessaire, selon le mot de Ruhle, de comprendre que la lutte contre le fascisme commençait avec la lutte contre le bolchevisme. la lumière des évènements présents, les groupes ultra gauches en Allemagne et en Hollande doivent être considérés comme les premières organisations anti fascistes, anticipant dans leur lutte contre les partis commu nistes le besoin futur de la classe ouvrière de combattre la forme fasciste du capitalisme. Les premiers théoriciens de anti fascisme doivent se trouver parmi les porte paroles des sectes radicales. Gorter et Pannekoek en Hollande, 1. 1,. V. il.